Les arguments pour
une politique de natation accueillante

Évitez les noyades en apprenant à bien nager. Autoriser plutôt qu'interdire l'accès à l'eau. Nous n'apprendrons pas aux gens à bien conduire en les éloignant de la route, pour les replonger soudainement dans la folie de la circulation!

Malgré le grand nombre d’utilisateurs de la route, nous n'envoyons pas un sauveteur avec chaque personne allant sur la route. D’autant plus que les sauveteurs créent un faux sentiment de sécurité. Les noyades peuvent également se produire dans l'eau sous la surveillance de sauveteurs. L'eau elle-même n'est pas dangereuse, c’est l'ignorance qui l'est. Être capable de bien nager est d'une importance vitale et devrait être une compétence essentielle pour tout le monde.

Nous voulons que chacun puisse être autonome. Ne considérez pas les non-nageurs comme étant la norme. Les nageurs ne devraient pas être pénalisés à cause de ceux qui ne savent pas nager. Les nageurs ont droit à la liberté de mouvement. Personne n'est obligé de nager en plein air.

Il faut arrêter de faire preuve de condescendance, d'essayer de tout réglementer et abandonner l'idée qu'il est possible d'atteindre 100% de sécurité : les accidents font partie de la vie. Il nous faut combattre les abus et les dangers, et non l'activité elle-même. Nous voulons que chacun puisse être autonome et responsable.

Les décideurs s'attendent à ce que les gens soient responsables du risque qu'ils prennent volontairement en conduisant ou en fumant. De même, il n'y a aucune bonne raison pour eux de ne pas autoriser la natation en plein air. Au contraire, les nageurs ne font pas de mal aux passants, tandis que les conducteurs et les fumeurs peuvent nuire à la sécurité des passants innocents. Nous voulons:

  • Assurer l’apprentissage de la nation dans l’éducation et arrêter la disparition des lieux de baignade.

  • Distinguer les non-nageurs dans des lieux de baignade surveillés et les « nageurs confirmés » qui nagent toute l'année dans la mesure du possible.

  • Préciser les endroits où la baignade n'est pas autorisée à cause de dangers particuliers pour les nageurs. Appliquer la même politique qu'à l'étranger: la baignade est autorisée, sauf indication contraire, alors qu’en Belgique, la baignade est interdite, mis à part dans les piscines et les zones de loisirs.

  • Sécuriser les voies navigables en prévoyant des issues, c'est-à-dire des échelles ou des escaliers.

  • Se tenir aux faits, sans semer la peur. Par example, pourquoi une tradition centenaire de baignade dans la Meuse deviendrait-elle soudainement dangereuse?

La natation est le sport le plus sain et celui où il y a le moins de blessures, elle est bien pour le corps (condition, cœur, respiration, poids, gestion de la douleur, muscles et articulations, etc.) et pour l'esprit (stress, humeur, sommeil, confiance en soi, etc.) On peut pratiquer la natation comme performance sportive ou comme méditation. Se baigner en pleine nature est aussi une source de bien-être et de bonheur, de plaisir et de santé. Pas un crime. Durant la période actuelle de pandémie, la natation en plein air favorise la résistance et un meilleur système immunitaire. Plus de lieux de baignade signifierait aussi que moins de gens se rassemblent en grand nombre au même endroit. 

  • La natation peut jouer un rôle important dans l’amélioration de la santé publique. Investir et encourager la natation permet d'économiser de l'argent. Elle permet de traiter les gros problèmes de société tels que l'épuisement professionnel, la dépression et le suicide. La natation est plus efficace que les pilules, les lignes téléphoniques d'assistance, les conseillers et toutes sortes de méthodes qui traitent les symptômes, mais pas la cause. L'eau est un guérisseur naturel!

La natation en plein air améliore la conscience environnementale parce qu’elle rétablit notre relation avec la nature. L'attention que nous portons à la qualité de l'eau augmente. Cependant, la Flandre ne respecte pas du tout les normes européennes d'eau potable. Cela est dû, entre autres, à la pollution par les nitrates causée par les engrais.

Remarque: l'eau ne doit pas être pure à 100%. Les personnes aliénées de la nature peuvent associer l'eau de baignade à l'eau chlorée, ce qui, ironiquement, est parfois pire pour la peau, les yeux et les cheveux. Ils pensent que l'eau naturelle est «sale». Les autorités peuvent cartographier la pollution en indiquant les endroits où la baignade devrait être interdite en raison de la qualité de l'eau dangereuse pour la santé humaine.

La natation ne dérange pas la nature : nous sommes des animaux parmi les animaux, la nature elle-même, même si nous avons tendance à l'oublier. Nager dans une réserve naturelle n'est pas comme nager dans un parc de loisirs. Les nageurs en plein air ne veulent pas d'infrastructures (douches, toilettes, vestiaires) mais veulent préserver la nature, pas la polluer. 

  • Assurer des mesures adéquates pour mesurer la qualité de l'eau et rendre les résultats accessibles au grand public, comme cela est pratiqué aux Pays-Bas.

  • Consulter des organisations comme Natuurpunt, Natagora, Bond Beter Leefmilieu et Inter-Environnement Wallonie.

  • Punir les décharges illégales. Nous ne fermons pas les routes ou les parcs parce que quelqu'un a laissé des ordures.

  • Les nageurs qui se baignent durant les vagues de chaleur resteront à l'écart de la nature si plus de lieux de baignade récréative ont été aménagés pour eux.

La rareté des lieux de baignade autorisés devient un problème de plus en plus important compte tenu du besoin de se rafraîchir pendant les vagues de chaleur. Au cours des 25 dernières années seulement, la moitié de toutes les piscines publiques ont disparu. Les grandes villes souffrent d'un manque important de piscine. Aujourd'hui, Bruxelles n'a pas de sites de baignade en plein air. Anvers compte deux piscines en plein air surpeuplées. Les visiteurs inondent d'autres lieux de baignade en plein air, y compris la mer. Cette pénurie prévoit un cocktail explosif qui conduira à l'insécurité.

L'interdiction et les sanctions ne sont PAS la solution.

Il faut plutôt résoudre le manque de lieux de baignade. L’eau n’est pas le problème, mais la pénurie d’eau. Nous le savons, davantage d'eau améliore le bien-être. L'eau rafraîchit, connecte et améliore le moral.

  • Suivons l'exemple donné par les villes à l'étranger qui prévoient un accès à l’eau adéquate durant les vagues de chaleur (elle se produise de plus en plus). Regardons le passé: Bruxelles avait autrefois de beaux bains. La ville a maintenant planifié d’ouvrir son premier étang de baignade!

  • Nous devons assurer qu'une politique générale d’ouverture ou d'autres paieront le prix de notre mauvaise gestion. Le principe d’appropriation et de privatisation de l’eau n'est pas un exemple de bonne gouvernance.

Une politique favorable à la baignade favorise la sécurité, la santé publique (ce qui a un impact sur les finances publiques) et la sensibilisation à l'environnement, un must en période de réchauffement climatique.

PROBLÈME = une législation qui traite toutes les eaux comme dangereuses est absurde et dépassée. En période de choléra, l'obligation de se doucher était autrefois la vraie raison d'ouvrir les piscines. Maintenant, la règle générale est une interdiction absurde de nager à l'extérieur. Ce qui, d'ailleurs, est contraire aux directives européennes.

Nageons autant que possible, et comme dans la plupart des pays européens: dans une eau plus pure.

Arrêtons l'envie morbide de contrôler et de restreindre : la marche n'est pas non plus réservée aux zones piétonnes. Ramenez les gens à l'eau guérissant et l'eau aux gens.

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